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Le mot de l'invité

Sans compromis

Quand Oriane et moi sommes devenues végétaliennes pour sauver la planète il y a 4 ans, on était loin de se douter de l’avalanche de réflexions qui allaient suivre cette décision. Des considérations écologiques mais aussi éthiques et sociales nous ont stoppées dans notre élan. On a découvert qu’on ne pouvait rien changer sans adapter notre style de vie tout entier. Petit à petit, on a installé ensemble de nouvelles routines, autant dans notre alimentation que dans notre consommation en général. Aidées de toute l’information qu’on pouvait récolter, on se partageait nos découvertes et on progressait ensemble vers des habitudes plus responsables.

Pour moi, le mouvement green qui est en train de se répandre dans notre génération se nourrit de cette entraide. Que ce soit le conseil d’une amie écolo ou le témoignage d’une blogueuse, le fait de partager des informations et des conseils joue un rôle immense dans le développement de ces trends. Aujourd’hui par exemple, le véganisme touche des personnes de plus en plus jeunes grâce à Instagram. Chaque pays, où presque, a une page dédiée au zéro déchet. La « sustainability » prend une place de plus en plus grande sur de nombreux réseaux sociaux et des petites marques écologiques comme Allure Sauvage s’y font gentiment leur place. Internet nous permet de rassembler des informations cruciales sur tous les produits que l’on achète. Il permet aussi de créer des communautés de personnes qui s’engagent pour un monde plus juste. Ce sont les jeunes connectés qui sont aux commandes de cette révolution.

Lassés de se faire embarquer dans un système qui n’est pas le nôtre et de voir notre planète en souffrir les conséquences, notre génération remet le vert à la mode. Ce doux mélange d’éthique et de hype est né avec le mouvement végane, qui a particulièrement parlé aux millénials. La santé est un thème extrêmement important de nos jours. On comprend enfin que ce que l’on mange = ce que l’on est. On se rend compte aussi que l’on est pas seuls sur cette planète, que chaque être vivant mérite aussi d’être en bonne santé, animaux inclus ! Cette empathie a déteint sur d’autres sphères de notre vie, on comprend que chaque achat a un impact humain et écologique. Acheter un produit devient une véritable bataille morale, qui se révèle aussi très gratifiante.

Aujourd’hui, grâce à des créateurs comme Natacha, notre conscience s’étend enfin davantage à la mode, la deuxième industrie la plus polluante du monde. Même la high fashion s’éloigne du cuir, de la fourrure, et les plus grandes marques se refont une image verte. Ne tombez pas dans le piège, c’est des petites marques qu’il nous faut. De celles qui ont des vraies valeurs et qui permettent à des jeunes entrepreneurs de vivre leur rêve. Si vous deviez choisir entre payer une grande entreprise dévastatrice pour l’environnement ou un petit producteur local, lequel des deux gagnerait votre confiance et votre argent? Cela paraît évident, et pourtant tous les jours nous préférons les géants uniquement parce qu’ils sont plus accessibles. Il est temps de changer ce modèle en prenant le temps d’aller chercher des marques qui correspondent à nos valeurs.

Savoir ce qui est bon pour nous et pour l’environnement est la meilleure façon de reprendre le rôle d’acteur et non de simple consommateur. Observer plusieurs aspects de chaque produit, prendre de temps de s’informer et poser des questions directement aux créateurs via leurs réseaux, en ligne. Telles sont les nouvelles règles de la « slow fashion ». Selon nous, les marques de créateur sont les seules capables de contrôler leur empreinte écologique à 100%. Je suis ravie de savoir qu’en investissant dans un sac en Piñatex, je reste cruelty free et ne laisse aucun déchet derrière moi. L’avenir est fait de marques comme celle-ci: sans compromis.

Victoria Etchepareborda

Co-Founder of Eco-Labo, a mindful curation of sustainable goods.

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